Il y a quelques mois lui arreábamos un bâton à l'ami Tim Burton par le manque d'originalité de ses derniers projets. Nous l'accusions d'adapter un matador et un sinistre, au lieu de roder de propres histoires. Et ce n'est pas que nous allons nous dédire quatre mois après, mais au César ce qui est au César : son approche à Alicia dans le Pays de merveilles a déjà recouvré plus de 430 millions de dollars.
Sans encore présenter pour la première fois dans quelques pays (inclus l'Espagne, où il faudra attendre un mois), aux États-Unis a été tout un coup de balle : presque 210 kilos dans deux week-ends. Dans le premier il s'est ouvert avec quelques 116 millions terribles, grande partie d'eux dans la modalité 3-D, une hérédité du sentier ouvert par Avatar. Avec Shutter Island ou bien en pliant des bougies, et la bande de Cameron en finissant les derniers dollars, le chemin est très débarrassé pour le dernier de Burton; entre d'autres choses, parce qu'il a fondu sans palliatifs le Green Zone de Damon et de Greengrass, qui a crevé dans un os.
Ceux que nous nous demandions quel accueil aurait une histoire si rebattue comme celle d'Alicia passé par le filtre burtoniano, nous avons déjà une réponse : un succès sonore. Disney frotte les mains et le cinéaste extravagant reçoit une piqûre de respect de soi, d'un pas, qui confirme l'énorme coup de Johnny Depp, bref en incarnant de nouveau le pirate Jack Sparrow.
Dans l'attente d'un Burton plus original, félicitons-le pour son dossier écrasant dans le guichet.
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